L’école sur Facebook?

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mai 26, 2012 Under Questions

groupe_ecole_facebook_mEncore un épisode Facebook, le dernier de cette série; sans doute pas le dernier tout court!

“Retour aux sources pour Facebook ? Initialement développé pour les universités américaines, le réseau social a rencontré le succès qu’on lui connaît bien au-delà du seul milieu scolaire. Et retourne un peu à cette origine, en annonçant la création des “Groupes des établissements scolaires”. De quoi s’agit-il ? Le principe de base est le même que celui des groupes classiques, mais avec des fonctionnalités supplémentaires qui devraient être bien pratiques pour les étudiants.

L’objectif est de faciliter les échanges entre étudiants de la même école, de la même classe, de la même association… Le principal avantage est la possibilité de s’échanger des fichiers allant jusqu’à 25 Mo. Autant dire que cela ne pourra pas servir de palliatif à MegaUpload, mais sera bien utile pour faire circuler documents intéressants, notes de cours, devoirs à faire et plannings. Pour le moment, les groupes pour les écoles ne sont accessibles qu’à certaines universités américaines, et seront déployées à un plus grand nombre d’établissements dans le monde entier plus tard, affirme Facebook.
Pour s’inscrire à ces groupes, il faudra montrer patte blanche, à savoir fournir l’adresse mail attribuée par votre école. Ce qui n’est pas sans rappeler les anciens “Réseaux”, dont se souviendront les adeptes de Facebook de la première heure. En attendant que les groupes écol
es soient déployés, vous pouvez toujours indiquer cette adresse mail pour être prévenu lorsque que votre école sera disponible.”

Autant la question de savoir si l’existence de Facebook est une bonne ou une mauvaise chose me semble ouverte (personnellement, je n’y suis pas, après avoir bien réfléchi), autant il me semble que la notion de réseau sociaux devrait rester dans la sphère du privé et ne pas entrer dans le professionnel.

Bien sûr, il y en a qui défendent le contraire, par exemple Yves Patte, ici; pour lui, il privilégie le fait qu’il est une et une seule personne (ce qui, en soi est une évidence) et que, comme tel, il n’y a pas de raison que ses élèves ne connaissent pas les différentes parties de sa vie. Notons toutefois qu’il réserve cette visibilité à ses grands élèves (Terminales), déjà sortis ou presque de l’adolescence. Sage précaution, tant pour lui que pour les plus jeunes : il me semble en effet qu’en terme de construction identitaire, si importante à cet âge de la vie, les adolescents n’ont pas besoin, pas besoin du tout, de tout savoir sur leurs professeurs ou, à un autre niveau, sur leurs parents.

De même, mêler le réseau social dans ce qu’il a de personnel et d’affectif avec la vie scolaire, ne me semble a priori pas un bon plan. Dans les frontières qui bougent, la frontière public/privé en est une importante. Mais la frontière travail (avec ce que cela suppose de concentration sur soi-même)/relation sociale en est une autre. Que les élèves créent entre eux des groupes d’entraide au travail est une chose (le travail en équipe est une compétence primordiale), que les écoles ouvrent des espaces sur Facebook en est une autre: sera-ce de la responsabilité de l’école que tout ce qui s’y trouve soit validé? A qui incombera de fait cette responsabilité et cette gestion? Et surtout est-ce la place de l’institution que de se placer dans un réseau social?

Vous aurez compris, à ma manière de poser la question, quelle est la réponse que je lui donne, aujourd’hui (car tout peut évoluer…)


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Sur Facebook à 10 ans: question sans réponse!

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mai 19, 2012 Under Questions

Les nouveaux moyens de communication et de socialisation ont décidément le chic pour brouiller nos repères (mais aussi pour nous obliger à réfléchir, ce qui en est un grand avantage!) Jusqu’il y a quelques jours, je vous aurais répondu avec beaucoup d’assurance qu’il me semblait sûr qu’il ne fallait pas cautionner l’inscription des enfants de moins de 13 a,ns sur Facebook.

A titre indicatif d’abord, je vous montre un graphique décrivant les résultats à la question: “à quel âge pensez-vous que les enfants doivent avoir un profil sur Facebook?” (source: ici)

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Le moins qu’on puisse dire est que ceux qui estiment qu’il est bon qu’un enfant participe à un réseau social avant 13 ans est totalement minoritaire. Et pourtant, dans notre entourage, tous les enfants et tous les parents nous disent le contraire! Entre le dire et le faire, il y a, comme souvent, une fameuse marge…

Puis, la semaine dernière, j’ai entendu Pascal Minotte, spécialiste liégeois de ces questions (voir ici); il soutenait l’idée suivante: de manière générale, quand un enfant est plus jeune, il est plus facile de le guider, de le mettre en garde, d’ouvrir le dialogue avec lui. De plus, l’âge limite de 13 ans pour s’inscrire sur Facebook ne tient absolument pas à une volonté éducative de Mark Zuckerberg (on s’en serait douté!) mais d’une prescription légale californienne qui interdit de rendre publiques des données personnelles pour les enfants en dessous de 13 ans).

Alors, oui, d’un côté, à partir de 13 ans , le dialogue avec un enfant devient plus difficile. Cela fait partie de son développement normal de s’opposer à l’adulte, voire d’être inaccessible aux raisonnement de bon sens pour commencer à exister par lui-même.

Mais, d’un autre côté, il est quand même ennuyeux que les parents outrepassent avec l’enfant une limite légale, qui est elle aussi, basée sur le bon sens.

Alors, comment décider?

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Sur Facebook dès 10 ans?

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mai 5, 2012 Under Questions

boy and his computer

Voici un échange trouvé sur un forum (qui correspond à des questions courantes dans toute famille);

- ”Je voudrais savoir ce que vous pensez de l’utilisation des réseaux sociaux pour un enfant de 10 ans ? En effet, mon aîné voudrait s’inscrire sur Facebook mais moi je suis un peu partagée… J’entends des choses positives et à la fois de très négatives. N’y connaissant pas grand-chose, je ne pourrais pas le guider, ni lui montrer comment protéger ses informations… Help les mamans ! Qu’en pensez-vous ?”

- “Tout d’abord, la question ne devrait même pas se poser puisque FB est interdit aux moins de 13 ans! Si les enfants grugent en mentant sur leur âge c’est qu’ils n’ont pas la maturité pour utiliser ce genre d’outils. C’est ce que j’ai expliqué à mon fils de 10ans qui m’a tanné des mois durant pour en avoir un! Je pense qu’il ne faut pas céder à la pression de cette société qui essaie de faire de nos enfants des adultes avant l’heure, ça ne rapporte que des problèmes. Il y a un temps pour tout et un âge pour chaque chose. Bien à vous et bon courage :)

- “Merci pour vos réponses. Là encore, c’est assez contrasté parmi vos avis. De mon côté, c’est toujours en discussion avec mon fils. Il dit qu’il se sent exclu parce qu’il rate des blagues, des petites informations… Qu’en dîtes-vous ?”

- “Je le comprends, car certainement que toute sa classe (comme ma fille) est sur FB, ne le privez pas mais surveillez le … et donnez lui un temps pour y aller, comme je fais avec ma fille, elle y va avant de manger pendant une demi heure et l’on surveille un peu qu’elle discute qu’avec les personnes de sa classe et la famille …

- “Merci  pour vos conseils. Je vais donc en rediscuter avec mon fils pour voir s’il veut bien que je regarde ce qu’il fait (les garçons sont un peu pudiques, vous ne trouvez pas ??!!)

- “Bonjour, j’ai été confronté au meme problème avec ma fille de 10 ans … alors j’étais confiante, puisque je savais que l’on n’a pas le droit avant 14 ans et bien elle a menti sur sa date de naissance pour s’inscrire et j’ai pu remarqué que toute sa classe est également sur FB alors du coup j’ai laissé faire en surveillant ses amis (les demandes d’amis) je lui ai interdit d’accepter des personnes qu’elle ne connait pas et pratiquement tous les soirs, je regarde avec elle ses ami(es) … vu que sa soeur de 17 ans est sur FB ainsi que mon mari, ils surveillent en meme temps … vous ne pouvez pas vraiment interdire ce que font tous ses amis, mais il faut surveiller et mettre également un controle parental … les enfants sont bien plus évolués que leur parent ….. on n’y peut rien, ce sont les nouvelles générations et elles nous dépassent un peu ….”

- “Non non et non. Un enfants de 10 ans n’a pas besoins de Facebook.”( Source: ici)

Le dialogue est repris tel qu’il est et rien que la maîtrise de la langue montre qu’il s’agit de parents qui ne manquent pas de ressources pour réfléchir . Et pourtant…

Comme il est dit, les conditions d’accès à FB demandent un âge minimal de 13 ans. Mais, près dun enfant français entre 8 et 12 ans a un profil FB, dont 97 % avec l’accord e,des parents! L’étude complète est ici.

Qu’en pensez-vous?

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Pourquoi les ados aiment-ils le risque?

Posted by Françoise Guillaume on Samedi avr 28, 2012 Under Une touche d'optimisme

risque adoPour changer et surtout parce que je trouve cette explication plausible, simple et intéressante, un article de S.Bohler repris d’ici

“Les adolescents – on le sait – ont souvent des conduites à risques. Comportement sexuel, alcool, conduite automobile, consommation de psychotropes, etc. Et les chiffres de la mortalité routière sont accablants pour les jeunes entre 18 et 25 ans. Parents,éducateurs et législateurs cherchent à comprendre ce phénomène, car il en va de la santé des jeunes, de leur rapport au monde éducatif, de leur responsabilité pénale également puisque les jugements rendus à leur encontre prennent en compte, de plus en plus, les connaissances acquises par les psychologues et les neuroscientifiques permettant de mieux cerner leur niveau de responsabilité et de conscience des risques.

Les adolescents recherchent-ils les sensations fortes, ou ont-ils des difficultés à anticiper les conséquences éventuellement négatives de leurs choix ? Une expérience récente apporte de nouveaux éléments au débat.

Jessica Cohen, psychologue à l’Université de Los Angeles, a observé des adolescents jouant aux cartes : il s’agissait d’opter soit pour des stratégies peu risquées, mais peu lucratives, soit pour des stratégies hasardeuses, mais potentiellement très gratifiantes. Elle a constaté qu’ils optent plus souvent pour la seconde solution, ce que l’on savait. Mais surtout, dans leur cerveau, c’est un ensemble de zones (le striatum, le cortex pariétal et le cortex préfrontal ventrolatéral) qui s’activent davantage que chez l’adulte ou l’enfant. Ce système cérébral constitue ce qu’on nomme le circuit de détection des erreurs de prédiction, et permet de comprendre ce qui se passe chez un jeune prenant une décision risquée.

Lorsqu’il choisit de miser une somme d’argent sur une option qui a peu de chances de se réaliser, mais qui peut rapporter beaucoup, son cerveau prévoit que les chances de l’emporter sont faibles. Si la prédiction est déjouée (c’est-à-dire si l’option risquée choisie l’emporte), un circuit de détection de l’erreur de prédiction, constitué des zones mentionnées, entre en jeu. Le plaisir de gagner est lié à cette détection de l’erreur de prédiction : il s’attendait à perdre, et il gagne ! Ce que les expériences de J. Cohen montrent, c’est que ce système de détection des erreurs de prédiction est plus sensible chez les adolescents que chez les adultes ou les enfants. Quand un adolescent prend un risque, son cerveau fait une prédiction : par exemple, je prends beaucoup de risques en roulant si vite avec ma mobylette. S’il n’a pas d’accident, son cerveau détecte une erreur de prédiction, et comme le circuit dévolu à cette détection est extrêmement sensible, il en retire un plaisir intense.

Cette hypersensibilité des circuits de détection des erreurs de prédiction est probablement liée au développement du cerveau. Dès lors, pour aider un adolescent à se protéger, mieux vaut développer en lui la conscience des conséquences potentielles de ses actes. Ce travail peut être conduit par la parole, l’information, la sensibilisation, l’entretien de liens de confiance entre l’adulte et le jeune. Un jour, la conscience du risque finit par contrebalancer l’attrait que ce risque exerce sur un cerveau épris de sensations.”

Une explication scientifique qui laisse toute sa place à l’éducation.

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Nouvelles communications, nouvelle socialisation?

Posted by Françoise Guillaume on Samedi avr 21, 2012 Under Conférences

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Tant les outils (GSM, ordinateur portable) que les possibilités qu’ils offrent (connexion permanente, réseaux sociaux) posent la question de savoir si le développement personnel et social et l’enfant et de l’adolescent en sont affectés ? Comment les éducateurs que nous sommes peuvent-ils accompagner ces changements au mieux ?

Bienvenue à tous (entrée gratuite)!

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Hunger game, éducatif? (2)

Posted by Françoise Guillaume on Samedi avr 14, 2012 Under Chroniques

Hungergames2La semaine passée, je vous parlais du livre de Susan Collins, Hunger Games. Aujourd’hui, comparons avec le film actuellement en salle.

C’est un lieu commun de dire que la plupart des adaptations cinématographiques appauvrissent le livre dont elles sont tirées. Mais, dans ce cas, c’est particulièrement vrai. Prenons les points les plus importants:

Dans le film, l’accent est mis plus sur une société du spectacle où tout est scénarisé, planifié pour que le peuple ait “du pain et des jeux”, alors que dans le livre, ces aspects spectaculaires sont moins mis en avant et il faut réfléchir pour voir dans la situation, une critique de la société de consommation. On peut dire que le spectacle représente la consommation dans son ensemble, mais ce n’est pas tout à fait vrai, il n’en est qu’une manifestation.  Par exemple dans les districts, la misère est visible , mais la misère est belle (on pourrait dire la même chose du film Home de Yann Arthus-Bertrand); Katniss doit chasser pour manger mais on ne voit pas les risques qu’elle prend pour de faibles effets car la faim règne sur les districts ; la voracité (qui découle d’années de privations) dont elle fait preuve dans le livre quand elle entre dans le train du Capitole n’apparaît pas du tout dans le film.

Une autre différence, encore plus frappante: le  côté rebelle de Katniss est à peine visible dans le film, son ambiguïté entre ce qu’elle doit montrer pour gagner (rester en vie) et ce qu’elle ressent est à peine évoqué: l’actrice est trop lisse et fraîche (même après plusieurs jours dans l’arène (forêt), elle est encore propre et à peine décoiffée, etc, etc… Il faut dire que le livre est entièrement écrit en “je”, ce qui permet d’entrer plus facilement dans le personnage et produit des développements de la pensée et des effets de surprise qui sont absents dans le film.

De manière générale, la dureté de la vie dans la forêt pendant le jeu est minimisée: Katniss trouve tout de suite de l’eau par exemple, alors que dans le livre, il lui faut de nombreux jours et une grande souffrance.

Dans le livre, comme dans le film, un élément reste étonnant dans la construction de l’histoire: comment expliquer que dans un jeu de survie, où un seul restera, une coalition s’opère entre plusieurs joueurs qui ne se fissure pas, alors qu’ils mourront nécessairement tous, sauf un! Autre point commun, cette mort est vue comme une métaphore par l’auteur car aucun élément de révolte par rapport à cet enjeu de pouvoir disproportionné n’apparaît vraiment, ni dans le livre, ni dans le film, ni n’est d’ailleurs suscité chez le lecteur/spectateur.

Si vos enfants ont lu le livre, un conseil, lisez-le aussi et allez voir le film avec eux, de préférence tôt car il y en a pour une bonne soirée de discussion…

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Hunger games, éducatif? (1)

Posted by Françoise Guillaume on Samedi avr 7, 2012 Under Questions

Hungergames1Le livre Hunger Games est un succès foudroyant auprès des adolescents, réactivé par la sortie récente du film.

Quoi d’étonnant quand on sait qu’il s’agit d’une science fiction (une contre-utopie plutôt) qui décrit une lutte à mort entre 24 adolescents, dont un seul sortira vivant (et riche pour la vie), tout cela sous l’oeil das caméras? Cette semaine, je vous parlerai du livre, la semaine prochaine du film. Il s’agit, d’après moi, d’une activité extrêmement intéressante à mener et discuter avec un ou des adolescents, encore plus dans la comparaison livre-film.

Le livre décrit un pays, Panem (et circenses?) divisé en  districts, tous tenus sous la coupe d’un Capitole central, après une révolte matée, qui a imposé à chaque district la sujétion au Capitole et la spécialisation dans une production particulière. Katniss, l’héroïne est issue du 12ème district (sur 13) où se trouvent les mines, son père est mort d’un coup de grisou et sa mère a perdu pied, laissant à la jeune fille la responsabilité de survivre, elle et sa soeur, dans des conditions extrêmement rudes. Katniss, rebelle, n’hésite pas à braver les interdits pour nourrir sa famille.

Chaque année, les Hunger games sont organisés, pour, au travers d’un spectacle obligatoire, rappeler à tous l’emprise du Capitole sur les districts.

Bien que ce ne soit jamais clairement énoncé, il me semble évident que le livre est une critique très radicale de la société de consommation (et donc aussi du spectacle) dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Le récit est entièrement rédigé à la première personne et Katniss doit, quand elle quitte, affamée le district où elle vit, se plonger rapidement dans le combat où rien n’est donné, même l’eau, sauf par des sponsors, si on a séduit! Tout est dur pour ces jeunes et, les rares personnes qui sont là pour les aider, n’y mettent qu’une énergie bien inégale (mais bon, il faut bien des bons et des méchants partout). Les jeunes, sortis du cocon (très relatif) de leur district, sont propulsés, moyennant quelques épreuves et relooking pour plaire aux regards, dans une jungle où rien ne leur est épargné.

Vous pouvez lire les lignes qui précèdent comme un résumé du récit ou comme une métaphore de la société d’aujourd’hui.

Une société qui, au nom de la toute puissance du marché et de la finance, sacrifie pas 24 mais une multitude de jeunes. Il suffit de consulter les graphiques à cette page pour se rendre compte que ce n’est pas un vain mot: 22,4 % des jeunes de moins de  25 ans sont chômeurs alors que la moyenne européenne tous âges confondus est de 10%! Et c’est sans compter ceux qui reculent leur entrée sur le marché du travail parce qu’ils essayent d’accumuler les spécialisations pour se donner plus de chances.

Je ne sais pas s’il faut parler de génération perdue comme le font certains car je ne vois pas l’intérêt de répandre un pessimisme qui a déjà bien à se nourrir de la réalité, sans y ajouter les mots extrêmes.

Mais la question cruciale est: comment évoluerons-nous vers un autre monde, où chacun aura une place digne?

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Plus de devoirs! Plus de devoirs!

Posted by Françoise Guillaume on Lundi mar 26, 2012 Under Chroniques

devoirsComment avez-vous lu ce titre? Les devoirs devraient être interdits (ce qu’ils sont en France, comme en Belgique jusqu’à la deuxième année primaire, après ils sont limités) ou il faudrait que les enfants aient davantage de devoirs?

Comment expliquer qu’une directive aussi claire que celle qui existe depuis 1956 en France et depuis 2002 en Belgique, ne soit pas respectée?

Parce que tout le monde croit en la vertu des devoirs! Les enseignants comme les parents qui, parfois, demandent des devoirs à l’école maternelle (pour habituer les enfants avant l’école primaire)!

Pourtant d’après Libé d’aujourd’hui: ” A Versailles, la municipalité a énormément investi pour que des professeurs certifiés assurent l’aide aux devoirs le soir après la classe. Bilan : aucune amélioration enregistrée. Autre expérimentation, dans un collège de Saint-Denis cette fois : une jeune femme, une surveillante sans formation pédagogique particulière, assiste aux cours avec les élèves, puis les aide à faire leurs exercices après la classe. Là, les résultats sont beaucoup plus nets et encourageants. Ce qui est fondamental, c’est qu’il y ait une continuité entre le travail fait en classe et les exercices réalisés en dehors, dans le cadre de l’école ou à la maison.”

Un indice de plus que ceux qui réussissent le mieux à l’école sont les enfants d’enseignants. Pour eux, la continuité est garantie!

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car accidentUne polémique est née autour d’un article écrit par Jean-Pierre Stroobants (journaliste belge) dans le Monde.

Etablissant un lien avec l’affaire Dutroux, les révélations de pédophilie dans l’Eglise belge et l’accident de car en Suisse, il conclut en parlant d’une “sensibilité à fleur de peau” et de “plaies mal cicatrisées” qui démultiplieraient l’émotion des Belges.

Dans la Libre, il persiste et insiste, tout en disant bien qu’il s’agit d’un avis personnel.

Et si la presse balayait devant sa propre porte en évoquant les éditions spéciales “choc”et les longues heures d’émissions en direct pour ne rien dire sur ce qui est un tragique incident, point? Un martèlement qui, de surcroît, ne sert à rien d’autre qu’à entretenir l’angoisse de tout un chacun. Ce bain dans un flot d’émotions est bien compréhensible pour tous les proches mais, pour les autres, quelle utilité peut-il avoir si ce n’est une fonction qui entrave la pensée ( par exemple que la mort fait partie de la vie, même s’il n’est pas “naturel” que les enfants meurent avant leurs parents) et complique le quotidien, déjà souvent si complexe?

Quant à la “sensibilité à fleur de peau” à propos des enfants, il est raisonnable de penser qu’elle n’est pas confinée aux frontières belges: depuis quelques dizaines d’année, l’avènement de l’”enfant désiré” en a fait un objet sacré qui fait consensus de nos sociétés par ailleurs si morcelées. A quel prix pour certains enfants?

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Coucou, me revoiloù!

Posted by Françoise Guillaume on Jeudi mar 15, 2012 Under Une touche d'optimisme

Voeux
Pour les habitués du blog, quatre longs mois de silence après presque quatre années de chronique hebdomadaire.

Le temps de prendre pied dans une autre vie, de souffler, de voyager, de laisser revenir l’envie d’écrire…

Au plaisir de vous revoir bientôt!

P.S. A partir d’aujourd’hui, certains billets seront aussi l’objet d’une publication (parfois abrégée sur le fil d’actualité de YAPAKA.

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