Cet espace est réservé aux commentaires et discussions autour du livre « L’enfant, petit homme ou petit d’homme ? » (L’Harmattan, 2008)
Cet ouvrage vise à expliciter l’évolution du regard sur l’enfance, souvent non dite, dans laquelle se trouve notre société, de voir quelles en sont les conséquences sur l’éducation.
Le pari est formulé qu’une meilleure compréhension des phénomènes globaux dans lesquels on agit, est la première étape.
Le statut de l’enfant a profondément changé dans la société, de manière irréversible. Il faut continuer à penser ensemble l’éducation des enfants pour pouvoir redéfinir les priorités en fonction du monde contemporain.
Philippe Meirieu a accepté de préfacer le livre (l’intégrale se trouve ici, sur le site de P.Meirieu):
“Françoise Guillaume a pris tout cela au sérieux. Nourrie des analyses de Marcel Gauchet qui montre que “sans compromis entre l’ordre des individus et le loi de la société, il n’y a pas d’éducation concevable”, elle tire les leçons de l’effondrement des repères religieux et des principes théocratiques. Sans complaisance, ni nostagie passéeiste… Elle constate que le statut de l’enfant, dans nos sociétés, a radicalement changé. Mais elle ne veut pas en revenir, pour autant, à l’illusion rétrospective d’un âge d’or où l’autorité résolvait tous les problèmes. Elle ne renonce en rien aux idéaux de l’Éducation nouvelle : aider l’enfant à devenir un sujet, à « faire œuvre de lui-même », comme le disait Pestalozzi. Tout son livre est travaillé par cette exigence : accompagner l’enfant vers la maturité. C’est-à-dire, étymologiquement, faire de la pédagogie.
Il faut lire cet ouvrage comme un « roman de formation ». On n’en sort pas avec toutes les solutions, mais avec une plus grande intelligence des problèmes et le goût de s’engager lucidement pour que la modernité ne fasse pas l’impasse sur les exigences éducatives fondatrices.“
Ce blog est conçu comme une suite du livre.
D’une part, il accueillera vos commentaires généraux. La suite est divisée en chapitres, suivant la même structure que le livre afin de cibler plus facilement les questions dont vous voulez débattre.
Un court résumé du chapitre vient en en-tête, qui ne peut évidemment reprendre ni toute l’information, ni toutes les situations concrètes décrites dans le livre (et donc, de préférence, pas servir de seule base à vos réactions), mais qui rappelle le propos général.
D’autre part,, il prolongera le livre par une série de chroniques, de questions, en lien souvent direct avec l’actualité en utilisant les ressources propres à Internet. Ceal en fera donc un outil plus léger, complémentaire du livre!
Table des matières
Introduction
Jusqu’au milieu du XXe siècle, l’enfant comme « petit d’homme »
Et aujourd’hui, comme « petit homme »
Pourquoi ce changement de paradigme ?
La sortie de l’hétéronomie
L’évolution de la personnalité à travers les âges
La personnalité traditionnelle
La personnalité moderne
La personnalité contemporaine
Quelques éléments comme moteurs de changement
Le « psy », clef de la personnalité contemporaine
Des facteurs démographiques, un regard sur la vie et la mort
Dans le système démocratique : « Soyez libre ! »
Dans la société de consommation : « Achetez pour exister ! »
Le rapport à soi et aux autres a changé
Le rapport de soi à soi comme première société
Le rapport à l’autre change, dès le plus jeune âge
Aujourd’hui, l’importance du social chez les adolescents
S’il y a une « culture jeune », elle est dans le mode de socialisation
L’éducation a changé
De l’éducation moderne à l’éducation contemporaine
Pourquoi l’éducation ?
Les parents, les premiers à assurer l’éducation
De la liberté, de l’autonomie et de la confiance
De l’autorité
Le premier droit de l’enfant, c’est le droit à l’éducation
La famille a changé
De la famille moderne à la famille contemporaine
La famille contemporaine comme pacte privé
L’enfant du père et l’enfant de la mère
L’enfant comme sujet ou comme projection des attentes parentales ?
La famille comme institution
L’école a changé
L’école comme institution
L’école comme lieu pédagogique : de la pédagogie-science à l’idéologie pédagogique
L’école comme lieu d’apprentissage : le cas particulier de l’entrée dans l’abstraction formelle des mathématiques
L’école comme lieu d’éducation
En guise de conclusion…
Un exemple d’un chemin déjà parcouru…
Quel sujet dans l’enfant ? Une question à envisager « de bas en haut»…
Une suite ailleurs…