C’est l’histoire d’une petite fille, il y a longtemps déjà.
Ses parents étaient aimants et croyants, ils passaient beaucoup de temps avec leurs enfants qu’ils initiaient à la montagne, à la musique, à la cuisine,…
La petite fille était l’aînée d’une grande famille unie. Souvent, très souvent, elle entendait: “Tu es la plus grande, tu dois montrer le bon exemple aux autres”.
Plus tard, quand elle a eu douze ans, ce fardeau lui sembla lourd, lourd, enfermant dans la solitude.
Plus tard, quand elle a eu vingt-cinq ans, elle se dit: “L’exemple, l’exemple, mais pour qui, pour quoi? C’est pour l’expérience, la pensée personnelle, que je veux vivre”. Elle commença ce long chemin, aidée par des mains secourables qui lui disaient “Mais oui, tu peux,”, qui lui montraient d’autres formes d’exemples.
Plus tard, quand elle eu quarante ans, elle se rendit compte que, finalement, si elle en était là, assez contente d’y être, c’était sans doute grâce à ses parents. Pas à ce qu’ils lui avaient dit, mais à ce qu’ils avaient montré chaque jour dans leur propre vie: se dépasser même si on se sent las, être accueillant même si on est dans sa bulle,…
Plus tard, à cinquante ans, elle pu enfin mettre des mots. L’exemple, ce n’est pas une donnée morale, ce n’est pas une parole dite par l’adulte, ce n’est pas un carcan enfermant pour l’enfant. C’est une tranche vitale, c’est un geste posé par l’adulte, c’est un squelette se densifiant pour l’enfant.
L’exemple, c’est ça… Mais alors, l’exemple, c’est qui?
Suite samedi…
P.S. Ce billet est une pièce dans le puzzle de la campagne “L’exemple, c’est nous“, lancée par YAPAKA