Vacances à la montagne, vacances de santé?

Posted by Françoise Guillaume on Samedi fév 27, 2010 Under Questions

Le reportage date de 2009 mais il serait très étonnant qu’il soit totalement obsolète!


Qu’en pensez-vous?

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Le chagrin des ogres

Posted by Françoise Guillaume on Samedi fév 20, 2010 Under Une touche d'optimisme

Le chagrin des ogres est un spectacle qui commence à tourner dans toute la Belgique (et en peu ailleurs, entre autres en Avignon, voir ici, on peut aussi y voir deux extraits). Mais le propos ici ne nécessite pas d’avoir vu la pièce pour être compréhensible…

Regardez la présentation:


Le Chagrin des Ogres – Festival de Liège 2009
envoyé par InstantsProductions. – Films courts et animations.

L’auteur et les acteurs sont de jeunes adultes (entre 21 et 27 ans) qui parlent du passage de l’adolescence au monde adulte, qui se demandent: “comment chacun d’entre nous a-t-il renoncé aux rêves de l’enfance?

Les exemples qu’ils illustrent sont extrêmes (Bastien a commis une fusillade dans son école, Laetitia a tenté de se suicider) mais le propos est général, ils sont aussi partis de leurs souvenirs, de leurs notes d’adolescents: “ce sont des sons, des images de notre enfance. (…) J’ai 25 ans et c’est ma façon à moi d’enterrer mon enfance. Le spectacle parle de ça, ce sont des testaments d’enfance.

Plus loin: “Ce dont je me souviens de mes 17-18 ans peut résonner avec les 18 ans de mes parents, les 18 ans de mes grands-parents et les 18 ans des jeunes d’aujourd’hui“. Sans doute pas sous les mêmes formes, mais il est vrai que chacun de nous a cheminé vers l’âge adulte, même si la conscience de ce chemin n’était peut-être pas la même ou pas aussi aiguë. Et, dans ce sens, un enfant d’aujourd’hui a beaucoup de caractéristiques communes avec ce qu’a été son père, sa mère, ses grands-parents,… enfants.

Et puis enfin: “Nous sommes englués dans une situation qui nous agresse le cerveau. Il y a aussi une culpabilité occidentale liée à une incapacité de se révolter. Rien n’est concret. (…) Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour moi de changer le monde, mais de transmettre la conscience à une certaine jeunesse que le monde a besoin d’être changé, c’est-à-dire plus concrètement de rendre évident que le capital et l’individu ne peuvent être les valeurs fondatrices d’un système viable.” (N.B. En italique, des citations de l’auteur Fabrice Murgia, extraite du programme)

Bref, si vous aves l’occasion , courez, même si ce n’est pas la détente légère dont on rêve parfois!

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La police et les petits hommes

Posted by Françoise Guillaume on Samedi fév 13, 2010 Under Chroniques

Ce reportage d’Envoyé spécial (France 2) est très révélateur de l’ambiguïté actuelle du regard sur l’enfance. Regardez:

Police, délits mineurs [1/3]


Police, délits mineurs [2/3]


Police, délits mineurs [3/3]

Le regard sur l’enfance des gens comme vous et moi, d’abord:

“La plaignante” ne conçoit pas d’aller s’expliquer avec les parents de l’enfant présumé voleur de vélo mais qui dit qu’”un enfant de 6 ans sait ce qu’il fait”. Ou les parents  se rassurent en acceptant l’action de prévention contre la drogue, qui a tourné au contrôle musclé,…

Le regard sur l’enfance de la police, ensuite:

A la question de savoir si l’enfant emmené de l’école au poste de police est traité comme un adulte, le policier répond: “Non, un adulte aurait été menotté, un enfant pas”! Différence majeure, tout le monde en conviendra!

Il continue: “La victime nous demande de l’aide, on intervient.”. Le statut de victime (d’un vol de vélo) a beaucoup plus d’importance dans nos sociétés que le statut d’enfant, puisque celui-ci est un petit homme comme un autre…

Et puis l’injonction à régler les problèmes rapidement, efficacement prévaut sur les positions de principes (un enfant n’est pas un adulte).

Enfin, à l’heure où tout le monde se flatte de faire de la pédagogie: “une visite pédagogique du commissariat par un policier”…

Le reportage est rondement mené par la journaliste et les questions sont toujours justes.

Assez paradoxalement, l’acteur qui s’en tire avec le moins de demandes d’explication (ou qui s’en dérobe le mieux?), c’est l’école: mal ou pas informés de leurs droits et du droit des enfants, les chefs d’établissement s’en tirent avec des questions du style “ai-je le droit de m’opposer à l’embarquement de l’enfant par la police?”, alors que la règle de base du chef d’établissement lui dit que l’enfant reste sous sa responsabilité tant qu’il n’est pas sous celle de ses parents, sauf mandat judiciaire écrit.

Mais on n’apprend pas le droit à l’école, ni aux enfants, ni aux enseignants, ni même parfois aux directeurs , de manière théorique, ou sur des cas pratiques qui risquent bien de se présenter de plus en plus souvent. Alors, comment s’étonner?

P.S. La personne qui intervient avec le plus de bon sens dans l’affaire, c’est le père de Zoé (partie 2 vers la 5ème minute) qui décrit par le menu ce qu’aurait pu être un processus éducatif (déjà assez démonstratif!) autour des questions de drogues à l’école.

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Lutter ou se battre?

Posted by Françoise Guillaume on Samedi fév 6, 2010 Under Une touche d'optimisme

Regardez, tout y est: la difficulté à trouver un emploi pour les jeunes Français d’origine étrangère, la place des filles dans les banlieues, le lien avec le pays d’origine (à l’occasion du match Egypte-Algérie de la Coupe d’Afrique de football), les conditions de logement avec l’étonnante interview du propriétaire d’une ancienne clinique, reconvertie en logements et qui justifie ses prix prohibitifs par le faits qu’ils sont “toutes charges comprises”.

Notez au passage comment l’actualité peut être interprétée, selon le point de vue: le bus des Algériens caillassé au Caire est devenu un bus endommagé par les joueurs algériens eux-mêmes “avec les petits marteaux”!

Le JT de l’école du blog II

envoyé par Bondy_Blog. – L’actualité du moment en vidéo.

En classant ce post sous la rubrique “Une touche d’optimisme”, j’hésitais: d’une part, je pense que l’on peut voir ces “moments d’expression” comme des chemins vers l’émancipation et l’esprit critique de ces jeunes. D’autre part, ces tentatives, dévolues aux associations, me semblent souvent être un moyen pour l’Etat de se dédouaner à bon compte de toutes les négligences sociales et urbanistiques qu’il a permises dans les dernières décennies.

Une société qui a transformé ses “travailleurs qui luttent pour un monde meilleur” en “exclus qui se battent pour se faire une place au soleil” doit évoluer vers d’autres horizons.

P.S. Le même réalité, en moins “politiquement correct”. L’émotion, ça marche aussi comme vecteur de changements possibles et espérés!

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