L’ado qui joue à l’ado…

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mar 26, 2011 Under Une touche d'optimisme

…et qui fait rire les ados (d’)eux-mêmes!

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La préhistoire… des technologies

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mar 19, 2011 Under Une touche d'optimisme

Un petit moment de détente…

Regardez jusqu’à la fin: le plus drôle!

Comme quoi, on est vite relégué à la préhistoire!

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Don de gamète et éducation

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mar 12, 2011 Under Chroniques

père-enfantLe commentaire de Vincent, à propos du billet de la semaine dernière, posait la question de savoir le lien entre l’anonymat (ou non) du don de gamètes et les questions d’éducation.

A priori, il est vrai qu’il n’est pas évident! C’est l’expérience de tous les jours qui me montre à quel point toutes les questions éducatives tournent autour de la légitimité que les parents se sentent d’éduquer, de contenir, de guider leurs enfants. Là où, il y a quelques décennies, la société disait: “ceci est bien, cela ne l’est pas”, ils ont eux-mêmes à déterminer aujourd’hui ce qu’ils trouvent bon d’imposer à leur enfant, quelles libertés ils lui octroient et, plus fondamentalement, quelles valeurs ils lui inculquent.

Or, tous les nouveaux modes d’engendrement (mais aussi toutes les nouvelles formes familiales, familles recomposées, familles homoparentales,…) introduisent un biais de fait dans ces questions: par exemple, pour le parent ayant eu recours au don de gamètes: “c’est vrai que je ne suis pas son père (sa mère) biologique; de quel droit la dissuader d’essayer de connaître celui-ci (celle-ci) si c’est possible?”. Parfois même ” de quel droit lui imposer telle ou telle forme d’éducation alors que, comme il (elle) me le lance à la figure, je ne suis pas son vrai père (sa vrai mère)?”

Pour ces raisons, il est important que la société affirme: “oui, ces parents qui ont construit ce projet d’enfant sont les seuls parents possibles et en gardant, dans des centres médicaux, l’identité du donneur, ce n’est pas une forme de pouvoir abusif, c’est simplement pour retrouver cette personne en cas de problème génétique avéré lorsque l’enfant grandit.” Elle donne ainsi sa pleine légitimité aux parents qui ont choisi de faire grandir cet enfant, même si des conflits doivent naître plus tard dont le mode de conception sera évidemment un terrain privilégié.

D’ailleurs, savez-vous qu’en Suède, où l’anonymat est levé depuis 1985, aucun enfant de plus de 16 ans, depuis 2001, n’a demandé à connaître son géniteur biologique. Pourquoi? D’abord parce que les couples demandeurs se sont déplacés vers le Danemark, où l’anonymat continuait d’être le règle. Puis, on le suppose, parce que les parents receveurs, n’ont pas révélé à leur enfant la manière dont il a été conçu, peu désireux de voir s’incarner un nouveau père (qui ne le désirait sans doute pas non plus) en pleine adolescence de leur enfant. La source (et un beau texte de synthèse d’Ariane Poulantzas: ici)

D’où retour du secret dont on connaît les potentiels effets ravageurs (voir le lien proposé par Céline dans son commentaire, ici). Remarquez-y que les problèmes relatés sont, on peut le croire, toujours liés à une révélation tardive du secret; je n’y ai lu aucun cas de jeune réclamant de connaître “son donneur” alors qu’il avait été informé très jeune de son mode de conception…

Ce n’est pas qu’il faille tout dire aux enfants et certainement pas leur asséner des vérités qu’ils ne peuvent pas comprendre ou entendre. C’est qu’il faut utiliser des mots simples et adaptés à l’âge de l’enfant pour ne pas construire un secret qui devient une bombe à retardement dans toute famille!

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La “violence légale” du don anonyme de gamètes?

Posted by Françoise Guillaume on Samedi mar 5, 2011 Under Chroniques, Questions

Court extrait d’une interview d’Irène Théry, spécialiste en la matère, qui parle de la violence de la loi qui impose le don d’anonymat de donneurs de gamètes, point de vue radicalement différent de celui de la semaine dernière (ici)

La “violence légale” de l’anonymat des dons d’engendrement
envoyé par laviedesidees. -

Entendons bien:

“La société organise un certain nombre de processus qu’on ne parvient jamais à énoncer dans son ensemble”, d’où violence car l’enfant est issu de l’art du médecin, procréateur d’enfants qui va chercher les gamètes dans les placards alors qu’ils n’ont fait que transmettre la vie.” Il y a là une première violence! Bigre! La société a toujours permis, voire organisé des processus de filiation qui taisaient la provenance biologique des gamètes. Relisez la deuxième partie du billet, ici… L’origine de l’enfant, dans nos sociétés contemporaines, c’est le désir d’enfant d’au moins un des deux parents (le plus souvent la mère quand ce n’est pas des deux), ni plus, ni moins!

Continuons: “la constitution d’une unique catégorie d’enfants qui, seul parmi toutes les autres, à jamais, ne pourrait pas avoir de réponse à la question “à qui dois-je d’être né?”(…) Ces enfants seraient nés d’eux-mêmes puisqu’on ne pourrait jamais remonter dans l’histoire au-delà du matériau qui les a constitués, ce qui constitue la plus grande violence”.

La  réponse est du même ordre: “A qui dois-je d’être né?”  Au couple qui a décidé de demander cette gamète! A personne d’autre, et certainement pas à soi-même! Verra-t-on apparaître des arbres généalogiques avec une double branche, donneur de gamète/ père social, voire avec une triple branche du côté de la mère, donneuse de gamète/porteuse de l’embryon/mère sociale?

Certes, certains jeunes adultes actuels peuvent souffrir de “ne pas tous savoir”, alors que les médecins ont des informations (désincarnées et dont ils ne font rien sauf cas médical grave) qu’ils voudraient détenir eux-aussi justement pour les incarner. Mais “ne pas tout savoir” n’est-il pas la caractéristique commune à tous les humains? Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas accompagner ces jeunes adultes dans leur souffrance mais la révélation de l’identité du donneur n’est pas LA solution. (Je me rappelle d’une jeune fille adoptée qui avait vu sa maman biologique pour la première fois depuis plus de 10 ans et qui avait dit “je ne l’aime pas, elle est grosse!”; c’est un peu lapidaire  mais cela montre que le choc avec la réalité peut parfois être plus difficile à vivre que la frustration de la non-rencontre…)

D’autant plus que la non-connaissance n’est ici pas issue d’un secret mais socialement organisée sous la forme de l’anonymat, ce qui n’est pas comparable en terme de construction psychique.

Toute organisation sociale a engendré certaines souffrances chez certains de ses membres (pensons aux mariages de raison, par exemple; ou aux enfants-rois plus récemment). La société actuelle croit qu’elle peut définitivement s’affranchir de toute souffrance imposée par une organisation collective. Croyez-vous que ce puisse être vrai?

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