Si j’avais eu le pouvoir d’Hiro Nakamura,…

Posted by Françoise Guillaume on Samedi avr 30, 2011 Under Chroniques

Un morceau de culture des jeunes, vous savez que c’est un type de billet que je tiens à poster.

Parce que ce n’est pas seulement l’orbservation et /ou l’analyse de faits qui aide à comprendre mais aussi la connaissance du bain culturel au sens large dans lequel vivent les ados.

C’est un moyen de garder le contact, c’est un moyen de les comprendre, autrement que par les mots…

Pour les “non-cultivés”, Hiro Nakamura est un personnage de la série Heroes qui a le pouvoir de  remonter dans le temps et donc de changer les choses.

Le choix de ce héros ainsi que celui de structure de la chanson(”Si j’avais…, j’aurais…”) dit aussi la difficulté d’entrer dans l’âge adulte et de se rendre compte que la toute-puissance infantile est définitivement révolue…

Mais le succès de ce morceau nous dit aussi à quel point les ados d’aujourd’hui, comme ceux des générations précédentes, ont besoin de rêves et d’espoir de changer le monde tel qu’il est construit par les génération précédentes. Et ça, c’est un meilleur signe que la noirceur dans laquelle se perdent certains d’entre eux..

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Le théâtre des ados

Posted by Françoise Guillaume on Samedi avr 9, 2011 Under Chroniques

Voilà la 17ème (et dernière) année que j’assiste à toutes les pièces créées par l’école secondaire (12-17 ans), selon le principe de base à l’Ecole Decroly: une activité d’expression, création totale des élèves, encadrée par tous les enseignants, quelleque soient leur formation de base (une petite formation interne est assurée, ainsi qu’un travail d’équipe).

théâtre adosSur ces deux décennies, bien des choses ont changé.

D’bord, de manière frappante et généralisée, le fait que les ados osent plus sur scène: danser, chanter,… toujours difficile à laisser venir même avec beaucoup d’encouragements, il y a 20 ans et plus. Aujourd’hui, une autre image du corps véhiculée par la société et puis, surtout (avis personnel), l’épisode Star Academy et apparentés, qui a offert aux jeunes un modèle d’identification qui n’a pas que des côtés négatifs. Bien sûr, il y a à cadrer, à expliquer: par exemple les effets possibles qu’une trop grande suggestivité corporelle!

Et puis, il y a les thèmes traités.

Intemporels, comme l’amour, la mort,…

Ou d’actualité comme le reflet du monde tel qu’il est (ainsi cette année, beaucoup d’allusions à la situation politique belge où s’affrontent les deux communautés linguistiques), les questions tournant autour de l’identité sexuelle  (les garçons qui se découvrent homosexuels à tous âges de la vue, la difficulté qu’il y a à se faire accepter comme tel).

Il est clair que les jeunes d’aujourd’hui se posent les grandes questions existentielles plus tôt que ceux de la génération précédente.

Un bien ou un mal? Ni l’un, ni l’autre! En tant qu’éducateur, il faut le savoir et être suffisamment consistant pour les accompagner sur ces chemins rocailleux.

Prochain billet le 30 avril: beau printemps!

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L’ado et la mort

Posted by Françoise Guillaume on Samedi avr 2, 2011 Under Chroniques

Hier, je regardais une “pièce de théâtre”  entièrement créée par des jeunes de 13-14 ans: une excellente voie pour voir ce qui les taraude, les mêmes questions que celles que se pose tout humain, d’ailleurs: l’amour, la mort, la justice,..

ado tristeIci, il s’agissait de la fin de vie d’une jeune femme atteinte du SIDA, la dernière scène présentait la cérémonie funéraire qui réunissait ses proches. Une scène longue et poignante, proche d’une réalité possible. Je regardais du coin de l’oeil une jeune dont le père était décédé brutalement, il y a deux ou trois ans. Entre le rire et les larmes au bord des yeux…

Comme cette autre pièce où un gamin de 15 ans plaisantait au bord d’une tombe (imaginaire, évidemment) alors que sa mère venait de mourir…

Ou cette fois encore où des jeunes ont improvisé un court “moment rituel” à l’école, en souvenir de leur copain mort accidentellement.

Ou enfin cette fois où de nombreux jeunes n’arrivaient pas à quitter les abords de la tombe d’un de leur copain mort d’un cancer, sans doute parce qu’ils avaient été tenus éloignés (involontairement) de la cérémonie organisée par la famille. Un mot d’accompagnement d’adultes leur a permis de regagner la vie quotidienne.

Ce que je veux dire, c’est que, souvent, les adultes projettent leurs propres affects sur les adolescents alors que ceux-ci vivent la mort différemment. A ce moment de la vie où les émotions fortes, les chamboulements sont si nombreux, la mort en est un parmi d’autres.

Non que tous n’aient besoin d’un soutien des adultes, que certains n’aient besoin d’une aide plus spécifique, simplement, ils ont plus de ressources que l’on ne pense, nous, les adultes, pour traverser cette épreuve majeure qu’est le décès d’un proche.

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