Accueillir, suspendre le diagnostic, travailler en équipe et suivre,…
Poster par Françoise Guillaume le Samedi mai 1, 2010 sous Une touche d'optimismeA l’opposé de ce que je décrivais la semaine dernière, une institution dans un hôpital universitaire bruxellois (ici), institution accueillant des adolescents en grosse détresse psychique, s’est donnée 4 lignes de conduite (d’après un exposé entendu en décembre):
- à l’arrivée de l’adolescent, suspendre le diagnostic. Car le diagnostic enferme l’adolescent, il induit des solutions qui brident de fait toute créativité, il installe l’adolescent dans un posture de malade alors qu’il est peut-être simplement en crise passagère. Mais, en Belgique, la prise en charge par la Sécurité sociale, implique un diagnostic de type DSM IV (voir semaine dernière). D’où impasse!
- prescrire les médicaments a minima
- dans l’équipe, répartir les fonctions éducatives sur tous les permanents
- s’abstenir d’établir des contrats sur les comportements, les symptômes.
Le travail en équipe et le suivi des adolescents sont les lignes d’actions bien décrites sur le site (lien ci-dessus).
En comparaison avec le processus de dépistage, diagnostic, remédiation décrit la semaine dernière, vous voyez qu’on est presque à l’exact opposé.
Oui mais, me direz-vous, on est aussi à un autre stade: adolescence vs enfance, difficultés avérées vs dépistage de masse préventif. Certes! Et cependant, ces distinguos ne sont pas, pour moi, significatifs: c’est à chaque étape que la philosophie de l’approche de l’enfant pressenti ou en difficulté, doit suivre les mêmes principes: l’humain avant tout, la confiance dans le fait qu’il peut sortir de ses difficultés, en partenariat avec les adultes.
La semaine prochaine, dernier épisode, dans un livre qui présente ce type d’approche sur le terrain…