L’exemple, c’est qui?

Poster par Françoise Guillaume le Samedi oct 17, 2009 sous Chroniques

Bien sûr, l’exemple, c’est nous!

Il est cependant tant de “nous” dans lesquels je ne me reconnais pas. Inutile d’énumérer, les photos ci-dessus parlent d’elles-mêmes…

Plus, fondamentalement, il est une attitude que je ne comprends pas, que je ne peux même pas envisager de comprendre. Quand on exerce un pouvoir sur une partie du monde, quelle qu’elle soit, il est indissociable d’une responsabilité éthique forte qui est de l’ordre de l’exemple, mais aussi de la contenance (de soi et des autres), de la reconnaissance inaliénable qu’un homme vaut un autre homme, ce qui a des conséquences sur, par exemple, ce que l’on estime décent comme écarts salariaux au sein d’une société.

On vit dans un monde qui oublie tellement ces principes dans le réel alors qu’ils sont partout présents dans le discours que, comme éducateur, on a parfois l’impression d’écoper avec une cuiller pour éviter qu’un grand navire ne coule… Et encore, il faut bien reconnaître que là aussi, il est des endroits préservés!

Ce n’est pas une raison pour ne pas agir chaque jour avec l’optimisme forcené de celui qui veut croire qu’un autre monde est possible.

Deuxième et dernier épisode des états d’âmes personnels…

2 Responses to “L’exemple, c’est qui?”

  1. Aline Says:

    Oui c’est tout ça la vie.
    Un autre monde n’est pas possible.
    J’ai besoin d’être seule, vous comprendrez.
    Aline

  2. BALSAUX Says:

    …Et deux cents ans seront encore sans doute nécessaires pour que soit imposées à leur tour la protection et le respect des personnes très âgées.
    LES DROITS HUMAINS « Oubliés »

    En violation de vaines promesses oubliées depuis des décennies.

    « La Conférence internationale de la Maison Blanche en 1961, au cours de laquelle une charte fut promulguée en faveur des personnes âgées, signée par la plupart des pays de l’actuelle Communauté européenne, reconnaissait aux aînés: Le droit au respect. Le droit d’être utile. Le droit à l’emploi basé sur le mérite. Le droit de ne manquer de rien. Le droit à une part juste des ressources communautaires, récréatives, éducatives et médicales. Le droit à un logement décent, adapté aux besoins du sujet âgé. Le droit au soutien moral et financier de la part de sa famille, selon ses possibilités. Le droit de vivre d’une façon indépendante, selon son choix. Le droit de vivre et mourir avec dignité. Le droit d’accès à toutes les connaissances disponibles pour améliorer la qualité de vie des personnes du troisième âge (Aujourd’hui 4e âge) ».

    En 1993 à l’occasion de l’«Année des personnes âgées», la Ministre Laurette Onkelinx faisait éditer une brochure traitant des maltraitances et du “Vécu difficile” des personnes vivant en maisons de repos (Edition: Femmes prévoyantes et Inforhome).

    Il est révélateur de relever que la réglementation de 1997 a été placée sous le contrôle d’un “Conseil consultatif des sages” se réunissant… une fois par an et composé pour l’essentiel de représentants des fédérations de maisons de repos, des aides sociales et des mutualités, intervenant parallèlement dans la gestion de ces homes.

    En 1998, nouveau pas de charge à l’occasion de l’«Année européenne de l’égalité des chances et de la maltraitance en maison de repos». La Ministre Miet Smet sortait à son tour une brochure comportant une nouvelle enquête réalisée par la K.U.L et l’Université de Liège sur la maltraitance.

    En 2003 en consultant le site Internet du Parlement, c’est au tour de la sénatrice Clotilde Nyssens proposant pas moins de 31 amendements et 39 propositions de lois pour mettre fin à un certain nombre de dysfonctionnements, sans succès auprès de la Commission sénatoriale de la Justice et depuis, passés à la trappe !.

    Les enquêtes officielles – rarissimes – menées par nos universités, démontrent l’existence des maltraitances sans amélioration notable. Parce que, à défaut d’une législation pénale adaptée, comme dans d’autres pays d’Europe, elles font très rarement l’objet de poursuites sévères, seules capables d’apporter des solutions définitives à des situations scandaleuses dans un monde civilisé.

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